Laura Padebas une voyageuse à vélo hors pair

Depuis 2009, Laura sillonne et découvre le monde avec son vélo. En solo, en famille, entre amis, rien ne l’arrête, toujours partante pour pédaler et découvrir de nouveaux horizons. Laura partage ses voyages sur son blog La Cyclonomade (https://lacyclonomade.net/) et à travers ses conférences sur le thème du cyclotourisme. 

Lors de notre première édition, nous avions accueilli Laura qui était venue nous parler de ses 34 000 km parcourus à travers l’Europe et les Amériques. Cette année, nous avons voulu l’interroger sur sa vision globale du voyage à vélo et vous partager certains de ses conseils 🙂

Quand et comment est venue ta passion pour le vélo ?

« Ma passion du vélo est venue totalement par hasard suite à une opportunité d’aller sur les bords de la Loire en 2009. Moi qui étais totalement sédentaire, j’ai dû m’acheter un vélo et j’ai traversé la France en train pour aller vivre cette expérience qui laissait tout mon entourage perplexe. Pourtant, je savais que c’était la bonne chose à faire, tout en pensant que je n’aimerai pas ça. Au contraire. Dès la fin de la première journée, ce fut un coup de foudre : être en mouvement, être dehors, être libre, etc. »

 

Tu es une grande exploratrice et tu as fait beaucoup de voyage à vélo à travers le monde entier, peux-tu nous dire les différents périples que tu as réalisés ?

« Après la Loire à vélo, j’ai continué le long de l’EuroVélo 6 jusqu’en Roumanie. Puis je suis  partie en Amérique. Après une traversée de l’Amérique du Nord de Québec à Cancun en passant par la côte Ouest américaine, j’ai continué en solo en Patagonie. Ensuite, comme voyage de Noces, nous avons parcouru la France et le Québec pour rencontrer nos familles respectives. Et enfin, en 2018, j’ai fait une 2e traversée de l’Amérique du Nord en Solo, de Mexico jusqu’à Québec, via la route migratoire des papillons monarques. C’était une façon de créer un itinéraire culturel et de sensibiliser aux changements climatiques. »

As-tu une anecdote marquante en tant que femme qui t’a marqué lors de tes aventures ?

« En Géorgie, une voiture me double en klaxonnant et s’arrête. « Encore un anti-vélo » selon moi. Mais une dame sort de sort auto, lève le poing et me dis « Girl power! ». Finalement, elle m’a invité chez elle, m’a raconté sa vie et voulait que je reste pour me présenter à sa famille. Une très belle rencontre.

Une autre anecdote qui m’a bien fait rire, c’est quand j’ai dû faire une consultation médicale pour immigrer au Canada alors que j’étais au Mexique. Le médecin qui m’accueille est très fier de parler français et engage donc une conversation. Lorsque je lui annonce que je traverse le Mexique à vélo et en solo, il en a perdu son français, puis n’arrêtait pas de répéter en espagnol qu’il ne savait pas si c’était du courage ou de l’inconscience. Moi, j’ai eu peur de ce qu’il allait noter dans mon dossier médical. Mais ça a dû bien aller puisque j’ai eu ma résidence permanente. »

Quels sont les avantages de partir seul(e) ?

« J’ai beaucoup aimé voyager seule. On va à notre rythme sans compromis, on se dépasse, on sort de sa zone de confort plus simplement, les rencontres sont plus faciles, etc. C’est aussi un merveilleux outil pour s’offrir du temps d’introspection. Mais voyager à plusieurs est chouette et comporte aussi plein d’avantages. Le tout est d’être bien dans son choix et son équipe pour que le voyage reste du plaisir. »

Quelques conseils à donner à des personnes qui sont sur le point de se lancer dans un voyage seul ?

« Le plus important selon moi est de savoir quelle aventure tu veux vivre. En définissant précisément le type d’expérience ça t’aide à faire tes choix par la suite. Parce que tu ne prendras pas les mêmes décisions si tu pars pour un voyage d’introspection, pour une destination précise, pour le plaisir, pour élargir tes horizons, etc. Donc la première étape si tu ne sais pas bien comment définir ton projet serait s’en parler avec d’autres voyageurs. Si ton entourage est frileux de ce genre d’aventure, évite d’en parler avec eux pour être sûr qu’ils ne te découragent pas.

Si le voyage est déjà organisé, et bien lance toi ! Le plus difficile, ce sont les préparatifs, et le tout premier pas. Après ça coule tout seul. »

 

Nous remercions Laura d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Nous vous invitons à suivre ses aventures sur ses réseaux sociaux et sur son blog : https://lacyclonomade.net/